La rédaction

Directeur de la publication : M. le général d’armée
François LECOINTRE

Directeur adjoint : M. le colonel Hervé PIERRE

Rédactrice en chef : Mme Emmanuelle RIOUX

Secrétaire de rédaction : Mme l’adjudant Karine FERRE

Comité de rédaction :

M. le médecin en chef Yann ANDRUÉTAN
Issu de l’ESSA Lyon-Bron, le médecin en chef Yann Andruétan a servi trois ans au 1er régiment de tirailleurs d’Épinal, avec lequel il a effectué deux missions au Kosovo en 2000 et 2002. Il a ensuite rejoint l’HIA Desgenettes afin d’effectuer l’assistanat de psychiatrie. En 2008, il est affecté à l’HIA Sainte-Anne de Toulon comme médecin-chef adjoint du service de psychiatrie. En 2009, il a effectué un séjour en Afghanistan. Il est aujourd’hui chef du service psychologique de la Marine. Il est aussi titulaire d’un master 2 en anthropologie.

M. John Christopher BARRY
Né à New York, après des études d’histoire et des diplômes de sciences politiques aux États-Unis (UCLA et NYU), de philosophie et de sociologie de la défense et d’études stratégiques en France (Paris-X et EHESS), John Christopher Barry co-anime un séminaire de recherche, « La globalisation sécuritaire », à l’EHESS. Il est chargé de cours à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. A publié dans Les Temps Modernes, Inflexions, les Études de l’IRSEM et Global Society.

Mme Monique CASTILLO
Diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, agrégée de philosophie et docteur d’État, Monique Castillo enseigne à l’université de Paris-XII. Ses principaux travaux portent sur la philosophie moderne et sur les questions contemporaines d’éthique et de politique. Elle a notamment publié La Paix (Hatier, 1997), L’Europe de Kant (Privat, 2001), La Citoyenneté en question (Ellipses, 2002), Morale et politique des droits de l’homme (Olms, 2003), Connaître la guerre et penser la paix (Kimé, 2005), Éthique du rapport au langage (L’Harmattan, 2007), Qu’est-ce qu’être européen ? (Cercle Condorcet d’Auxerre, 2012). Elle a fait partie en 2001-2002 d’un groupe de recherche (CHEAR-DGA) sur la gestion des crises.

M. le médecin chef des services (er) Patrick CLERVOY
Élève au collège militaire de Saint-Cyr-l’École puis de l’École du service de santé des armées de Bordeaux, le docteur Patrick Clervoy a été médecin d’unité pendant quatre années au profit de régiments de la 9e division d’infanterie de marine. Il a participé à plusieurs opérations qui l’ont amené à intervenir sur des théâtres extérieurs en Afrique centrale, en Guyane, en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, au Mali, au Burkina-Faso et au Niger. Il est professeur de médecine à l’École du Val-de-Grâce et fut, de 2010 à 2015, titulaire de la chaire de psychiatrie et de psychologie clinique appliquée aux armées. Il est l’auteur de publications sur les thèmes du soutien psychologique des forces – Les Psy en intervention (Doin, 2009) – et de la prise en charge des vétérans – Le Syndrome de LazareTraumatisme psychique et destinée (Albin Michel, 2007), Dix semaine à Kaboul. Chroniques d’un médecin militaire (Steinks, 2012). Il a récemment fait paraître L’effet Lucifer. Des Bourreaux ordinaires (CNRS éditions, 2013), Les Traumatismes et blessures psychiques (Lavoisier Médecine, 2016).

M. le colonel (er) Jean-Luc COTARD
Saint-Cyrien ayant servi dans l’arme du génie, le colonel Jean-Luc Cotard a choisi de se spécialiser dans la communication après avoir servi en unité opérationnelle et participé à la formation directe de Saint-Cyriens et d’officiers en général. Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine, d’un DESS de techniques de l’information et du journalisme, et a réfléchi, dans le cadre d’un diplôme universitaire à l’Institut français de la presse, aux relations entre les hommes politiques et les militaires de 1989 à 1999. Il a publié des articles qui ont trait à son expérience dans les revues Histoire et défense,Vauban et Agir. Il a servi en Bosnie en 1992-1993, au Kosovo en 2001 (Mitrovica) et 2008 (Pristina) ainsi qu’en Côte d’Ivoire en 2005-2006. Après avoir eu des responsabilités au SIRPA-Terre, il a conseillé le général commandant la région terre Nord-Est. Il a choisi de quitter l’uniforme en 2010, à quarante-huit ans, pour créer son entreprise de communication spécialisée dans la communication de crise.

Mme Catherine DURANDIN
Catherine Durandin est historienne et écrivain. Après de nombreux ouvrages consacrés à la France, aux relations euro-atlantiques et à la Roumanie, elle s’oriente vers une recherche portant sur la mémoire des Français et leur relation à la guerre, avec un roman, Douce France (Le Fantascope, 2012), puis Le Déclin de l’armée française (François Bourin, 2013). Elle a récemment publié Ismène. Point (Dacres Éditions, 2015) et La Guerre froide (PUF, “Que sais-je ?”, 2016).

M. le général de brigade Benoît DURIEUX
Né en 1965, Benoît Durieux est officier d’active dans l’armée de terre. Saint-cyrien, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’université de Georgetown (États-Unis), il a effectué l’essentiel de sa carrière au sein de la Légion étrangère, avec laquelle il a participé à plusieurs opérations dans les Balkans (1995 et 1996) et en Afrique (Somalie 1993). Après un passage à l’état-major des armées, il a été chef de corps du 2e régiment étranger d’infanterie jusqu’à l’été 2010. Ancien auditeur au Centre des hautes études militaires (CHEM),  puis adjoint “terre” au cabinet militaire du ministre de la Défense, et directeur du CHEM. Après avoir commandé la 6e brigade légère blindée basée à Nîmes, le général de brigade Benoît Durieux est aujourd’hui chef du cabinet militaire du Premier ministre. Docteur en histoire, il a publié Relire De la guerre de Clausewitz (Economica, 2005), une étude sur l’actualité de la pensée du penseur militaire allemand. Pour cet ouvrage, il a reçu le prix La Plume et l’Épée. Récemment paru sous sa direction : La Guerre par ceux qui la font. Stratégie et incertitude (Éditions du Rocher, 2016).

M. le commandant Brice ERBLAND
Né en 1980, le commandant Brice Erbland est un officier saint-cyrien qui a effectué son début de carrière au sein de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT). Chef de patrouille et commandant d’unité d’hélicoptères de combat Tigre et Gazelle, il a été engagé plusieurs fois dans la corne de l’Afrique, en Afghanistan et en Libye. Il a ensuite servi au cabinet du ministre de la Défense, avant de rejoindre l’École militaire pour sa scolarité de l’École de guerre. Il suit actuellement une formation d’ingénieur d’essais en vol à l’EPNER d’Istres. Il a publié en 2013 un livre de témoignages et de réflexions sur ses opérations, intitulé Dans les griffes du Tigre (Les Belles Lettres). Cet ouvrage a reçu le prix L’Épée et la Plume, le prix spécial de la Saint-Cyrienne et la mention spéciale du prix Erwan Bergot.

M. le lieutenant-colonel (er) Hugues ESQUERRE
Saint-Cyrien, breveté de l’École de guerre, Hugues Esquerre a servi vingt ans dans les troupes de marine jusqu’au grade de lieutenant-colonel. Ancien auditeur de la 10e promotion du Cycle des hautes études pour le développement économique (CHEDE), il est aujourd’hui inspecteur des finances. Sociétaire de l’association des écrivains combattants, il est l’auteur de La Société créole au travers de sa littérature (SdE éditions, 2005), Replacer l’armée dans la nation (Economica, 2012) et Dans la tête des insurgés (Éditions du Rocher, 2013), ouvrage pour lequel il a reçu le prix l’Épée et la Plume. Il vient de publier Quand les finances désarment la France (Economica, 2015).

Mme Isabelle GOUGENHEIM Énarque, diplomée de l’IEP de Paris et de l’IHEDN, Isabelle Gougenheim a été notamment chef du service des radios privées du CSA, secrétaire général des programmes de France 3 avant d’être, de 2007 à 2013, la directrice générale de l’ECPAD. Elle a ensuite été chargée de mission au ministère des Droits des femmes avant de rejoindre en septembre 2016 la direction du Trésor au ministère de l’Économie et des Finances. Elle est également la présidente de l’Association IDEAS.  

M. le colonel Frédéric GOUT
Entré à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1988, breveté de l’enseignement militaire supérieur, le colonel Frédéric Gout a passé la majeure partie de sa carrière au sein de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT). À l’issue d’une mobilité externe au ministère des Affaires étrangères et d’un poste au sein du cabinet du chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT), il prend le commandement du 5e régiment d’hélicoptères de combat de 2011 à 2013. Il est ensuite auditeur de la 63e session du Centre des hautes études militaires (CHEM) et de la 66e session de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) de 2013 à 2014. Assistant spécial du président du Comité militaire de l’OTAN à Bruxelles durant trois ans, il sert aujourd’hui à l’état-major des armées. Il a publié Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali (Tallandier, 2015).

M. le colonel (er) Michel GOYA
Issu du corps des sous-officiers, le Colonel Goya a été officier dans l’infanterie de marine de 1990 à 2014. Après dix ans d’expérience opérationnelle, il suit, en 2001, une scolarité au sein de l’Enseignement militaire supérieure scientifique et technique puis, il intègre, en 2003, le Collège interarmées de défense. Officier au Centre de doctrine d’emploi des forces terrestres (CDEF), il est assistant militaire du chef d’état-major des armées de 2007 à 2009. Il a dirigé ensuite le domaine « Nouveaux Conflits » au sein de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) puis le bureau recherche du CDEF, avant de quitter l’institution pour se consacrer à l’enseignement et à l’écriture.
Titulaire d’un doctorat d’histoire, le Colonel Goya est l’auteur de Res Militaris. De l’emploi des forces armées au xxie siècle (Economica, 2010), d’Irak. Les armées du chaos (Économica, 2008), de La Chair et l’acier ; l’invention de la guerre moderne, 1914-1918 (Tallandier, 2004, rééd., 2014), sur la transformation tactique de l’armée française de 1871 à 1918, de Sous le feu. La mort comme hypothèse de travail (Tallandier, 201) et Israël contre Hezbolla. Chronique d’une défaite annoncée 12 juillet-14 août 2006 (avec Marc-Antoine Brillant, Éditions du Rocher, 2014). Il a obtenu trois fois le prix de l’Épaulette, le prix Sabatier de l’Enseignement militaire supérieur scientifique et technique, le prix d’histoire militaire du Centre d’études d’histoire de la Défense et le prix Edmond Fréville de l’Académie des sciences morales et politiques.

M. Armel HUET
Professeur de sociologie à l’université Rennes-II, Armel Huet a fondé le Laboratoire de recherches et d’études sociologiques (LARES) et le Laboratoire d’anthropologie et de sociologie (LAS) qu’il a dirigé respectivement pendant quarante ans et quinze ans. Il est aujourd’hui le directeur honoraire. Outre un master de recherche sociologique, il a également créé des formations professionnelles, dont un master de maîtrise d’ouvrage urbaine et immobilière ; il a dirigé le comité professionnel de sociologie de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF). Armel Huet a développé dans son laboratoire plusieurs champs de recherche sur la ville, les politiques publiques, le travail social, les nouvelles technologies, le sport, les loisirs et les questions militaires. Il a créé des coopérations avec des institutions concernées par ces différents champs, notamment avec les Écoles militaires de Coëtquidan. Ces dernières années, il a concentré ses travaux sur le lien social. Il a d’ailleurs réalisé à la demande de l’état-major de l’armée de terre, une recherche sur la spécificité du lien social dans l’armée de terre.

M. Haïm KORSIA
À sa sortie du séminaire israëlite de France et après avoir obtenu son diplôme rabbinique en mars 1986, Haïm Korsia termine son parcours universitaire par un DEA à l’École pratique des hautes études en 2003. Jusqu’en 2004, il a été directeur de cabinet du grand rabbin de France. Le grand rabbin Haïm Korsia est aumônier en chef des armées, aumônier en chef de l’armée de l’air, membre du comité consultatif national d’éthique, membre du comité du patrimoine culturel au ministère de la Culture, administrateur national du Souvenir français et secrétaire général de l’association du rabbinat français. En juin 2014, il a été élu grand rabbin de France et le 15 décembre de la même année à l’Académie des sciences morales et politiques. Derniers ouvrages parus : Gardien de mes frères, Jacob Kaplan (Édition Pro-Arte, 2006), À corps et à Toi (Actes Sud, 2006), Être Juif et Français : Jacob Kaplan, le rabbin de la République (Éditions Privé, 2005), Les Enfants d’Abraham. Un chrétien, un juif et un musulman dialoguent (avec Alain Maillard de La Morandais et Malek Chebel, Presses de la Renaissance, 2011).

M. le général d’armée François LECOINTRE
Né en 1962, François Lecointre est officier de carrière dans l’armée de terre. Saint-cyrien, il appartient à l’arme des troupes de marine où il a servi comme lieutenant et capitaine au 3e régiment d’infanterie de marine et au 5e régiment interarmes d’outre-mer. Il a été engagé en Irak lors de la première guerre du Golfe (1991), en Somalie (1992), en République de Djibouti dans le cadre de l’opération Iskoutir (1991-1993), au Rwanda dans le cadre de l’opération Turquoise (1994) ainsi qu’à Sarajevo (1995), et a ensuite servi à l’état-major de l’armée de terre, au sein du bureau de conception des systèmes de forces. Il a commandé le 3e régiment d’infanterie de marine stationné à Vannes et à ce titre le groupe tactique interarmes 2 (GTIA2) en République de Côte d’Ivoire d’octobre 2006 à février 2007.  Ancien auditeur puis directeur de la formation au Centre des hautes études militaires (CHEM), il a été jusqu’à l’été 2011 adjoint « terre » au cabinet militaire du ministre de la Défense puis a commandé de la 9e brigade d’infanterie de marine jusqu’à l’été 2013. Officier général synthèse à l’état-major de l’armée de terre, puis sous-chef d’état-major “performance et synthèse” à l’EMAT, et chef du cabinet militaire du Premier ministre, le général d’armée François Lecointre est aujourd’hui chef d’état-major des armées.

M. le général de brigade Thierry MARCHAND
Diplômé de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1987 (promotion « Général Monclar »), Thierry Marchand a choisi de servir dans l’infanterie. À l’issue de sa scolarité à l’École d’application de l’infanterie, il rejoint la Légion étrangère au 2e régiment étranger d’infanterie (REI) de Nîmes. Il est engagé en République centrafricaine (EFAO) en 1989 et en Guyane en 1990. Il participe également comme chef de section à l’opération Daguet en Arabie Saoudite et en Irak (septembre 1990-avril 1991). Promu capitaine à l’été 1991, il est affecté pour un séjour de deux ans à Djibouti à la 13e demi brigade de Légion étrangère (DBLE). Au cours de ces deux années, il participe à l’opération Iskoutir en République de Djibouti puis est engagé par deux fois en Somalie (Opération Restore Hope en 1992 puis onusom II en 1993). De retour à Nîmes en 1993, il prend le commandement de la 4e compagnie du 2e REI en 1994. Il sera engagé en opération à quatre reprises au cours de son temps de commandement (opération Épervier en 1994, Force de réaction rapide en Bosnie en 1995, Gabon et République centrafricaine – opération Almandin II – en 1996). En 1997, il est affecté à l’École spéciale militaire de Saint Cyr comme officier instruction au 4e bataillon. Il est promu chef de bataillon en 1998. Il intègre en 1999 la 113e promotion du cours supérieur d’état-major, puis en 2000 la 8e session du Collège interarmées de défense. À l’été 2000, il est affecté au 152e régiment d’infanterie à Colmar en qualité de chef opérations. Il est promu au grade de lieutenant-colonel en 2001. Il sera engagé avec son régiment au Kosovo (KFOR) en 2003. Il est ensuite affecté au cabinet du ministre de la Défense entre 2003 et 2006 (cellule terre du cabinet militaire) et est promu au grade de colonel en 2005. Entre 2006 et 2008 il commande la 13e DBLE à Djibouti. De 2008 à 2009, il est auditeur du Centre des hautes études militaires (CHEM) et de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN). Il est ensuite affecté pour une année au Centre interarmées de concepts et de doctrines (CICDE) et rejoint en 2010 la Délégation aux affaires stratégiques en qualité de sous-directeur aux questions régionales. En 2012, il est chef de la cellule relations internationales au cabinet militaire du ministre de la Défense. Nommé général de brigade le 1er août 2014, il a pris en charge du recrutement au sein de la Direction des ressources humaines de l’armée de terre. Il commande aujourd’hui les forces françaises de Nouvelle-Calédonie (COMSUP).

M. le général d’armée (2S) Jean-Philippe MARGUERON
À sa sortie de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1978, le général Margueron choisit l’artillerie antiaérienne. Il y occupe tous les grades et sert tour à tour en métropole, à l’outre-mer et en opérations extérieures. Promu colonel en 1997, il commande le 54e régiment d’artillerie stationné à Hyères, avant d’être responsable du recrutement pour la région parisienne et l’outre-mer au tout début de la professionnalisation des armées. Auditeur de l’Institut des hautes études de la Défense nationale en 2001, il est ensuite conseiller militaire au cabinet du ministre de la Défense durant trois ans avant de commander, comme officier général, la 7e brigade blindée de Besançon, tant en métropole qu’en opérations extérieures. Chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre jusqu’en 2008, il est promu général inspecteur de la fonction personnel, avant d’être nommé major général de l’armée de Terre, en charge notamment de la conduite des restructurations de 2010 à 2014. Général d’armée, inspecteur général des armées auprès du ministre de la Défense en 2015, il a aujourd’hui rejoint la Cour des comptes comme conseiller maître en service extraordinaire.

M. le colonel Hervé PIERRE
Né en 1972, Hervé Pierre est officier d’active dans l’armée de terre. Saint-cyrien, breveté de l’enseignement supérieur, il a suivi aux États-Unis la scolarité de l’US Marines Command and Staff College en 2008-2009. Titulaire de diplômes d’études supérieures en histoire (Sorbonne), en philosophie (Nanterre) et en science politique (IEP de Paris), il est l’auteur de deux ouvrages, L’Intervention militaire française au Moyen-Orient 1916-1919 (Éd. des Écrivains, 2001) et Le Hezbollah, un acteur incontournable de la scène internationale ? (L’Harmattan, 2009). Ayant effectué l’essentiel de sa carrière dans l’infanterie de marine, il a servi sur de nombreux théâtres d’opérations, notamment en Afghanistan (Kapisa en 2009, Helmand en 2011), et a été officier rédacteur des interventions du général major général de l’armée de terre. De 2013 à 2015, il a commandé le 3e régiment d’infanterie de marine (Vannes) avec lequel il a été engagé, à la tête du groupement tactique interarmes “Korrigan”, au Mali (2013) puis en République de Centrafrique (2014). En charge de la cellule stratégie politique au cabinet du chef d’état-major de l’armée de terre de 2015 à 2017, le colonel Pierre est actuellement auditeur du Centre des hautes études militaires (CHEM) et de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).

Mme Emmanuelle RIOUX
Historienne, auteur de différentes publications sur les zazous pendant la Seconde Guerre mondiale, Emmanuelle Rioux travaille dans l’édition depuis 1990. Elle a été secrétaire de rédaction à la revue L’Histoire, directrice de la collection « Curriculum » chez Liana Levi et responsable éditoriale à l’Encyclopaedia Universalis. Elle a également mis son savoir faire au service de la Mission pour le bicentenaire de la Révolution française, du Festival international du film d’histoire de Pessac, de l’Association pour la célébration du deuxième centenaire du Conseil d’État et des Rendez-vous de l’histoire de Blois. Elle est aujourd’hui chargée de mission auprès du général chef d’état-major de l’armée de terre et rédactrice en chef de la revue Inflexions. Civils et militaires : pouvoir dire.

M. le commandant Guillaume ROY
Né en 1980, le chef de bataillon Guillaume Roy entre à Saint-Cyr en 1998. Après une première partie de carrière dans l’arme du génie marquée par plusieurs engagements en opérations extérieures et couronnée par le commandement d’une unité de combat au sein de la Légion étrangère, il retrouve en 2010 les écoles de Coëtquidan pour y former de jeunes élèves officiers. Breveté de l’École de guerre en 2014, il sert trois ans au cabinet du chef d’état-major de l’armée de terre au sein de la cellule stratégique politique, avant d eprendre à l’été 2017 les fonctions de chef du bureau opérations et instruction du 2e régiment étranger de génie.

M. François SCHEER
Né en 1934 à Strasbourg, François Scheer est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, licencié en droit, titulaire de trois DESS (droit public, économie politique et science politique) et ancien élève de l’École nationale d’administration (1960-1962). De 1962 à 1999, il alterne les postes en administration centrale et à l’étranger. Premier ambassadeur de France au Mozambique en 1976, il sera successivement directeur de cabinet du président du Parlement européen (Simone Veil) et du ministre des Relations extérieures (Claude Cheysson), ambassadeur en Algérie, ambassadeur représentant permanent auprès des communautés européennes, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et ambassadeur en Allemagne. Ambassadeur de France, il a été de 1999 à 2011 conseiller international du président directeur général de Cogema, puis du président du directoire d’Areva.

M. Dider SICARD
Président du Comité national consultatif d’éthique français jusqu’en décembre 2007, Didier Sicard est né en 1938. Après des études de médecine, il entre dans la filière des hôpitaux de Paris : externat, internat, clinicat, nomination comme praticien hospitalier. Professeur agrégé, il devient le chef de l’un des deux services de médecine interne de l’hôpital Cochin de Paris. Il créera (avec Emmanuel Hirsch) l’Espace éthique de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Par décret du président Jacques Chirac, il succède en 1999 à Jean-Pierre Changeux (qui avait lui-même succédé à Jean Bernard) à la tête du Comité consultatif national d’éthique, institution qu’il préside jusqu’en février 2008 et dont il est aujourd’hui le président d’honneur. Il a notamment publié La Médecine sans le corps (Plon, 2002), L’Alibi éthique (Plon, 2006) et, avec Georges Vigarello, Aux Origines de la médecine (Fayard 2011). Depuis 2008, Didier Sicard préside le comité d’experts de l’Institut des données de santé.

M. le colonel (er) André THIÉBLEMONT
Saint-cyrien, breveté de l’enseignement militaire supérieur scientifique et technique, titulaire des diplômes d’études approfondies de sociologie et de l’Institut d’études politiques de Paris, André Thiéblemont a servi dans la Légion étrangère, dans des régiments motorisés et dans des cabinets ministériels. Il a quitté l’armée en 1985 pour fonder une agence de communication. Depuis 1994, il se consacre entièrement à une ethnologie du militaire, axée sur les cultures militaires, leurs rapports au combat, aux mythes politiques et aux idéologies, études qu’il a engagées dès les années 1970, parallèlement à ses activités professionnelles militaires ou civiles. Chercheur sans affiliation, il a fondé Rencontres démocrates, une association qui tente de vulgariser auprès du grand public les avancées de la pensée et de la connaissance issues de la recherche. Sur le sujet militaire, il a contribué à de nombreuses revues françaises ou étrangères (Ethnologie française, Armed Forces and Society, Le Débat…), à des ouvrages collectifs et a notamment publié Cultures et logiques militaires (Paris, PUF, 1999).

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