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N°35 | Le soldat et la mort

Béatrix Pau

Le ballet des morts

Le 2 mai 1922, en provenance de Marseille, arriva à Montpellier le corps de Jean Marius Guittard, un caporal, adjudant major au 227e RI, décédé de blessures de guerre à l’hôpital temporaire de Florina en Grèce, qu’avait réclamé sa veuve. Il fut définitivement inhumé dans le cimetière communal d’Agde.

Durant la Grande Guerre, la mort du soldat franchit un seuil quantitatif jusqu’alors inégalé. Elle changea de visage, devint de plus en plus violente, faisant de cette hécatombe un véritable carnage. Elle ne mit plus un terme à la vie du combattant ; elle le mutila, l’anéantit et le fit disparaître à jamais. Le décès du soldat acquit alors une valeur exceptionnelle qui se marqua, à compter de la loi du 29 décembre 1915, par la généralisation des sépultures individuelles et la création des cimetières militaires1. L’attachement aux corps ne s’arrêta pas là. Dès les premiers jours du conflit, les autorités civiles et militaires reçurent des demandes de restitution de ces dépouilles. Ces requêtes s’amplifièrent à la cessation des combats. « Sujet d’anthropologie historique lié à l’évolution des comportements sociaux, le transfert des corps est l’aboutissement d’une réflexion sur la matérialité de la mort du soldat accompagné d’une affirmation du devoir de mémoire2. » En quoi ce retour des défunts dépassa-t-il la sphère privée pour devenir une affaire d’État ? Interdite entre le 19 novembre 1914 et le 31 juillet 1920, la démobilisation des militaires et marins tombés au champ d’honneur fut finalement autorisée et orchestrée par l’État. À la démobilisation des vivants succéda donc celle des morts, donnant lieu à un véritable ballet.

  • Vouloir le corps

Laconiques, redoutés par les familles, les avis officiels de décès rendirent la mort du soldat mystérieuse, énigmatique. Ils plongèrent les proches dans un deuil inachevé. Le besoin de connaître le lieu de sépulture de l’être cher, de faire entretenir la tombe, mais aussi la quête du corps et le besoin de l’inhumer dans le caveau familial aux côtés des siens est donc à replacer dans le processus de deuil, celui-ci étant l’état affectif douloureux provoqué par la mort d’un être aimé, mais aussi le temps qui suit cette disparition, période codifiée dès l’Antiquité par les différentes sociétés humaines3. Au début du xxe siècle, il était défini par quatre temps clés : l’oblation, la séparation, l’intégration et la commémoration4. Or, en raison de l’absence des restes mortels laissés sur les champs de bataille, les deuils de guerre revêtirent une dimension particulière lors de ce premier conflit mondial.

Le 25 août 1914, le commandant Gaixet du recrutement d’Annecy apprit le décès de son fils, Pierre, du 2e régiment de dragons à Rozelieures (Meurthe-et-Moselle). La dépouille fut inhumée au cimetière de Bainville-aux-Miroirs, et le père demanda l’autorisation de l’exhumer et de la transporter à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Il obtint les autorisations civiles et militaires nécessaires, mais ne put le faire immédiatement. Quand il voulut procéder au transfert, dans la deuxième quinzaine du mois de novembre 1914, la place de Nancy refusa, conformément à la note de Joffre du 19 courant5. Le père ne put accomplir son vœu : la législation avait changé dans la zone des armées. En effet, du 2 août au 19 novembre 1914 aucune loi ne réglait la restitution des corps des hommes morts au combat. De ce fait, soumises aux décisions des autorités civiles et militaires, certaines familles purent obtenir satisfaction alors que d’autres se virent signifier un refus. Le 19 novembre 1914, le général Joffre clarifia la situation en interdisant toute exhumation et tout transport de corps dans la zone des armées pour des raisons d’ordre moral, sanitaire et matériel. En revanche, le transport des corps des soldats décédés dans la zone de l’intérieur, à la charge des familles, fut autorisé dans le respect de la législation funéraire. Ainsi, en 1918, vingt-huit cadavres de poilus morts à l’hôpital quittèrent Aurillac à la demande de leurs familles afin d’être inhumés dans le caveau familial.

Malgré cette double législation, le ministre de la Guerre français insista tout au long du conflit sur le fait qu’aucune entorse ne devait être faite à l’interdiction de transporter des corps dans la zone des armées. En septembre 1918, Philippe Pétain, général commandant en chef, se félicitait d’ailleurs qu’aucune autorisation exceptionnelle n’eût été accordée, soit par le gouvernement soit par le grand quartier général (gqg), depuis le 19 novembre 1914. C’était oublier Bruno et Constant Garibaldi... Les 6 et 12 janvier 1915, les deux petits-fils de l’illustre Giuseppe Garibaldi furent enterrés à Rome en grande pompe. Décédés dans la forêt de l’Argonne quelques jours auparavant, la France, pour des raisons diplomatiques, avait accordé à la famille la restitution de leurs corps.

L’interdiction d’exhumer et de transporter des corps dans la zone des armées fut acceptée par les familles. La mesure, liée aux circonstances exceptionnelles de la guerre, était présentée comme temporaire. En novembre 1918, la guerre terminée, les champs de bataille ressemblaient à des paysages lunaires. La France pansa ses plaies, compta et enterra ses fils disparus. Le bilan était lourd et la tâche immense. Au bout de quatre ans de combats, tout était à refaire en matière d’inhumation. Le nettoyage des champs de bataille (recherche, identification, mise en bière, inhumation des restes mortels) s’imposait. L’État maintint donc l’interdiction de restituer les corps, provoquant au sein des communautés en deuil incompréhension, mécontentement et mobilisation en faveur d’une restitution gratuite.

Se posa alors très vite la question de la propriété des corps. Appartenaient-ils à l’État ou aux familles ? Pour ces dernières, la chose était claire : « La place de nos glorieux combattants n’est pas là-bas, à l’endroit où ils sont tombés, mais près des leurs, dans le cimetière de leur pays d’origine. Du jour où ils ont été frappés, ils ont cessé d’être soldats. De ce jour-là, ils appartiennent de nouveau à leurs familles, qui n’ont besoin de personne pour assurer une sépulture et se charger du culte sacré de leur mémoire6. » La position du gouvernement était tout autre : les militaires morts dans l’exercice de leurs fonctions étaient toujours sous la responsabilité du ministère de la Guerre qui statuait de leur sort. Refusant cette décision, bon nombre de parents dérogèrent à la loi et exhumèrent clandestinement les dépouilles de leur proche. Tous les moyens étaient bons, y compris les violations de sépultures militaires qui furent nombreuses dans les années 1919-1920.

Le mécontentement des parents fut relayé par la presse, par des associations ainsi que des élus et généra une véritable campagne en faveur de la restitution des corps. Le débat gagna les rangs de l’Hémicycle. Le mois d’avril 1920 marqua un tournant important : le futur transfert des corps des soldats américains, autorisé par la République française, les nombreuses violations de sépultures et le mécontentement croissant des familles conduisirent le gouvernement à démobiliser les morts.

À mesure exceptionnelle, procédure exceptionnelle. Après des années d’opposition officielle à toute restitution des corps, l’article 106 de la loi de finances du 31 juillet 1920 accorda aux familles qui en feraient la demande le droit de transférer, aux frais de l’État, les dépouilles des « morts pour la France ». Dès le 1er septembre 1920, sans attendre la publication du décret d’application, le service de l’état civil, des successions et des sépultures du ministère des Pensions envoya une circulaire aux préfets leur expliquant, dans les grandes lignes, le fonctionnement des opérations7. Le décret du 28 septembre 1920 orchestra l’ensemble. Là encore, cette mesure d’urgence souligne la célérité inhabituelle des services publics et l’importance, tant dans l’idée que dans son application, de cette tâche nationale.

  • Une organisation rigoureuse

Comme pour la mobilisation générale, la démobilisation des morts ne put se faire que grâce à une organisation rigoureuse. Les familles eurent à remplir un formulaire de demande de restitution à la charge de l’État (à renvoyer pour le 15 février 1921), et les opérations d’exhumation, de mise en bière et de transport des corps se firent méthodiquement, par zones elles-mêmes subdivisées.

Les premiers corps exhumés et restitués furent ceux qui avaient été inhumés dans les neuf zones de champ de bataille, l’ancienne zone des armées. Les opérations débutèrent en janvier 1921. Ne pouvant accomplir la totalité de cette ample, délicate et noble tâche, le service de la restitution des corps rattaché au ministère des Pensions choisit de faire appel à des entreprises privées au moyen d’adjudications et de marchés de gré à gré8. Il fut fréquent qu’une même entreprise emportât plusieurs adjudications, d’où un nombre réduit d’entrepreneurs. Dès lors, trois ans durant, des trains spéciaux quittèrent régulièrement les deux gares régulatrices, Creil (Oise) et Brienne-le-Château (Aube), afin de rendre les morts réclamés par leurs proches, quelle que fût la commune de dernière destination. Fréquence et importance des convois varièrent en fonction de l’avancement des travaux d’exhumation, du nombre de corps à restituer et du délai d’acheminement des cercueils. Un train spécial était formé chaque fois que le dépositoire mortuaire de la gare régulatrice contenait un nombre de cercueils suffisant à destination d’une même région de corps d’armée ou de deux régions voisines.

L’organisation de ces convois, qui ne s’arrêta que pour les trêves estivales, s’estompa au cours de 1922 pour s’achever en 1923 en wagons isolés. Commença alors le transfert des corps des militaires, marins et victimes civiles inhumés dans les départements de l’ancienne zone de l’intérieur. En raison du nombre inférieur des corps et de leur dissémination, la restitution fut moins bien orchestrée. Aucune gare régulatrice ne fut définie et les cercueils furent acheminés par wagons individuels directement vers les gares départementales de dernière destination. L’État recourut une nouvelle fois à des entreprises privées, mais, entre le 18 avril et le 12 mai 1922, de nombreux incidents survinrent, notamment dans les cimetières de la région parisienne. Les opérations furent interrompues et les marchés annulés. Trois entrepreneurs, Barrois, Delcuze et Perret, qui avaient déjà opéré dans l’ancienne zone des armées, obtinrent de nouveaux contrats. La restitution des corps reprit et, au cours du second semestre de 1922, une multitude de cercueils parcourut l’ensemble du territoire national.

La démobilisation des morts inhumés à l’arrière s’égrena jusque dans les premiers mois de 1923. Elle fut alors relayée par le retour des poilus tombés sur des théâtres d’opérations lointains et enterrés à l’étranger, en Italie, en Orient ou encore en Allemagne. Malgré les articles 225 et 226 du traité de Versailles, le rapatriement de ces dépouilles fut soumis à la volonté du pays d’inhumation, qui devait officiellement donner son approbation à ces transferts et passer un accord (pour les modalités de translation) avec le pays demandeur. Comme pour les anciennes zones des armées et de l’intérieur, le gouvernement fit appel à des entrepreneurs privés et choisit les mêmes adjudicataires. Marseille fut désignée gare régulatrice, notamment pour la restitution des morts de l’armée d’Orient (soit un total de cinq mille sept cent quatre corps).

L’ultime étape, la plus complexe et la plus longue, fut celle du retour des prisonniers de guerre inhumés en Allemagne. Après leur avoir accordé la mention « mort pour la France » le 22 février 1922, le gouvernement officialisa le 2 septembre 1922 leur rapatriement en France, qu’ils fussent demandés ou non par leurs proches. Sarrebourg fut choisie comme gare régulatrice, mais aussi comme lieu d’inhumation définitive des corps non réclamés9. Un choix symbolique : annexée par l’Empire allemand en 1871, la ville fut rendue à la France en 1918. En raison des tensions franco-allemandes, la restitution de ces corps se déroula en trois temps. La première phase fut interrompue dans le courant de l’année 1923 suite à l’occupation de la Ruhr par les troupes françaises et belges en janvier 1923. Les vives tensions qui opposèrent les gouvernements allemand et français empêchèrent la poursuite des opérations. S’ouvrit alors la deuxième phase, celle de la démobilisation des morts enterrés en Rhénanie occupée. Une fois ces travaux achevés, le rapatriement s’arrêta une nouvelle fois, ce qui provoqua un mécontentement des familles désespérées de ne point retrouver leurs défunts. L’amélioration des relations franco-allemandes dès 1924, l’occupation de la Ruhr terminée, le transfert reprit le 25 novembre 1925. Mais, éclaboussé par le scandale des exhumations, qui mit en lumière l’enrichissement de certains entrepreneurs à ses dépens, l’État rompit et annula tous ses marchés de guerre et reprit les opérations à son compte, en régie directe.

Au premier regard, l’organisation rigoureuse définie par le ministère des Pensions conduisit à la bonne exécution de la démobilisation des morts. Pourtant, des failles, plus ou moins graves, apparurent dans le système, résultat de pratiques scandaleuses perpétrées par les entrepreneurs qualifiés de « mercantis de la mort ». En effet, le transfert des corps était un marché fort lucratif pour des adjudicataires peu scrupuleux : marchés surévalués, cercueils défectueux, erreurs d’identification, d’acheminement des cercueils, corps non respectés, oubliés, mutilés, pouvant même donner lieu à un trafic d’ossements.

  • Le retour triomphal des morts

Le retour dans leur pays natal des soldats morts pour la France fut triomphal. La communauté en deuil se fit un devoir d’accueillir ces dépouilles glorieuses, honorant et commémorant leur sacrifice, témoignant ainsi de sa reconnaissance suprême.

Les gares départementales devinrent les nœuds névralgiques de cette ultime étape de la restitution. L’arrivée d’un convoi, voire d’un wagon isolé, nécessita une organisation précise prise en charge par le service départemental de la restitution des corps, la préfecture et les municipalités : avertir les maires des communes de dernière destination, vérifier les bulletins individuels, décharger les cercueils, les apporter au dépositoire mortuaire, prévoir le réacheminement des corps (moyens de transport, horaires…), informer les familles, organiser les obsèques. Une fois arrivés dans leur commune de dernière destination, les corps étaient entreposés dans un dépositoire communal en attendant la cérémonie funèbre. Là, ils étaient veillés par leurs proches et leurs camarades de feu. Rite mortuaire fondamental et moment incontournable du deuil.

La ré-inhumation des corps donna lieu à d’imposantes cérémonies solennelles au cours desquelles les dépouilles furent glorifiées, mises en scène. Même si chacune fut unique, toutes furent rigoureusement orchestrées par les autorités civiles, militaires et religieuses qui ouvraient les cortèges funèbres, montrant ainsi les liens intrinsèques entre l’État, l’armée et l’Église. Les anciens combattants et les mutilés venus saluer leurs frères d’armes escortaient et portaient les cercueils, prolongeant dans la mort la fraternité d’armes, et devenant les gardiens des défunts et de leur souvenir, geste ultime de la famille militaire. Tel était leur devoir. Les parents éplorés, quant à eux, ne conduisaient jamais le deuil, ils ne se situaient qu’en deuxième ou troisième voire quatrième position après les autorités, les représentants des associations des anciens combattants ou les scolaires. Ils étaient suivis par les associations ou sociétés ainsi que par la foule des anonymes qui clôturait ces imposants cortèges. L’ensemble de la communauté en deuil s’associa physiquement mais aussi moralement à ces ré-inhumations qui furent avant tout l’expression d’un sentiment de reconnaissance envers ceux qui avaient donné leur vie pour la France.

Les morts n’appartenaient donc pas encore à leurs proches, qui semblaient n’être qu’une partie de cette communauté en deuil. Leur intégration dans la sphère privée ne se faisait qu’au cimetière. Les éloges funèbres étaient d’ailleurs un adieu adressé au mort, dernier hommage au soldat, mais aussi à l’homme qui était tombé en portant l’uniforme : un paysan, un ouvrier, un instituteur, un homme à l’orée de sa vie, un père de famille, un fils, un mari, un père…

La ré-inhumation posa la question de la sépulture. Une fois le corps restitué, l’État se considéra comme désengagé de toute responsabilité, et refusa de créer et d’entretenir des tombes individuelles ; seuls les cimetières militaires et les vastes nécropoles en cours d’aménagement étaient à sa charge ad vitam œternam. Beaucoup de familles enterrèrent leur poilu dans le caveau familial aux côtés de ses ancêtres, mais certaines communes se substituèrent à l’État, et accordèrent des concessions perpétuelles et gratuites dès 1921 : carrés militaires avec tombes individuelles, tombeaux communs, cryptes... Dans tous les cas, leurs emplacements étaient de choix : dans l’allée centrale, à l’entrée du cimetière ou autour du monument aux morts.

Dans les années 1920 (surtout 1921-1924, puis 1925-1926), entre deux cent cinquante mille et trois cent mille cercueils parcoururent le territoire national (métropole et colonies) avant de trouver leur dernière demeure. La démobilisation des morts devint le symbole de la démocratisation et de l’égalité de tous devant la mort, malgré les scandales et les malversations. Aujourd’hui, malgré les efforts du Souvenir français, dans certains cimetières communaux les tombes de ces poilus sont abandonnées et font l’objet d’une reprise de concession. Seuls les carrés militaires ou les tombeaux communs sont là pour perpétuer leur souvenir et sont encore les garants de cette démobilisation des morts. Certes ceux qui sont enterrés dans ces cimetières éparpillés aux quatre coins de France sont moins nombreux que ceux qui reposent dans les vastes nécropoles nationales du front. Pourtant, ils représentent la guerre, son hécatombe, et font partie des un million quatre cent mille morts français de la Grande Guerre.

1 Pour de plus amples informations sur cette démobilisation des morts, se référer à Béatrix Pau, Le Ballet des morts. État, armée, familles : s’occuper des corps de la Grande Guerre, Paris, Vuibert, 2016.

2 Jean-Charles Jauffret « La question du transfert des corps 1915-1934 », in Sylvie Caucanas et Rémy Cazals (éd.), Traces 14-18, Carcassonne, Les Audois, 1997, pp. 134-135.

3 Marie-Frédérique Bacqué, Michel Hanus, Le Deuil, Paris, puf, « Que -sais-je ? », 2000, p. 20.

4 Louis-Vincent Thomas, Rites de mort. Pour la paix des vivants, Paris, Fayard, 1986 ; La Mort, Paris, puf, « Que -sais-je ? », 2003, pp. 91-101 ; Marie-Frédérique Bacqué (éd.), Mourir aujourd’hui. Les nouveaux rites funéraires, Paris, Odile Jacob, « Opus », 1997.

5 Télégramme n° 0354 -74-28 reçu au grand quartier général (gqg) le 28 novembre 1914 (162516, shd).

6 L’afc, août 1919, p. 1.

7 Circulaire n° 6572/y du service de l’état civil, des successions et des sépultures militaires du ministère des Pensions au préfet de l’Hérault, 1er septembre 1920 (4 MP 426, adh).

8 Béatrix Pau-Heyriès, « Le marché des cercueils après-guerre. 1918-1924 », Revue historique des armées n° 224, 2001, pp. 65-80.

9 Au total, treize mille deux cent soixante-cinq corps identifiés furent inhumés dans des tombes individuelles au cimetière national de Sarrebourg, tandis que cinquante-quatre inconnus furent déposés dans deux ossuaires.

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