Dès l’incipit de la Genèse, le texte biblique consigne le motif de la nuit comme pierre d’angle de l’édifice spirituel et temporel du monde : tout commence avec lui. « Dieu dit : “Que la lumière soit !” Et la lumière fut. Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres il les appela nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour1. »
Cette posture symbolique, voire édifiante, se poursuit dans le premier Livre du Pentateuque avec le personnage de Jacob. Ainsi les chapitres Vayetsé2 (« Il sortit ») et Vayichla’h3 (« Il envoya ») définissent allégoriquement le rapport de l’Homme au monde par la médiation de trois épreuves nocturnes : le rêve, la prière du soir et le combat nocturne contre l’« ange ». C’est par ces confrontations essentielles, vécues sur le mode d’une inéluctable destitution narcissique de l’être, que Jacob naîtra à lui-même et au monde, Jacob devenu YiSRa’eL4, peuple et terre à la fois.
Péricopes dites « de formation », Vayetsé et Vayichla’h engagent à lire la nuit comme constitutive de l’identité diasporique d’YiSRa’eL, qui se construit à travers « les espaces de l’oubli et la mémoire du temps »5. La sémiostylistique invite le lecteur, tel Jacob, à cheminer à travers cet espace textuel où la nuit est tapie. Le chapitre Vayetsé est dit « fermé » : sans lumière ni pause ni aération aucune, il instaure une pesanteur, voire une apnée, et annonce de façon prophétique les angoisses de l’exil. La première épreuve nocturne, le rêve, et l’exil du patriarche sont ici intimement liés dans son périple identitaire.
À qui sait les déchiffrer, les nuits juives de l’exil, expériences traumatiques, sont une formidable source d’enseignements. Elles recèlent forces morales et spirituelles, lumières occultes réservées aux élus, à partir desquelles s’est construite une nation capable de transformer les épreuves en défis, les défis en expériences et enseignements. Ces ressources éclairent sur la résilience gravée au cœur d’une Histoire bousculée par le sens du tragique.
La trilogie d’Élie Wiesel, La Nuit, L’Aube et Le Jour6, transpose cette appréhension à l’expérience traumatique de la Shoah et des camps. « Les titres marquent sa transition de l’obscurité à la lumière, selon la tradition juive de compter le début d’un nouveau jour à partir du crépuscule, en suivant la Genèse 1-5 : “Il y eut un soir et il y eut un matin : jour un”. Dans La Nuit, dit Élie Wiesel, je souhaitais montrer la fin, la finalité de l’événement. Tout tendait vers une fin – l’homme, l’histoire, la littérature, la religion, Dieu. Il ne restait rien. Pourtant, nous recommençons avec la nuit7. » Tel est le sens que donnera Jacob à la prière du soir, avant son combat nocturne, prière dernière et cependant première de la journée.
Après ces deux premières expériences initiatiques, le combat contre l’ange apparaît comme ce point d’acmé où « il est possible de voir […] la figure, éloquente pour tous les hommes, des épreuves qu’il doit traverser seul »8. Et parce que nous avons en nous quelque chose de Jacob, ses expériences nocturnes font sens dans un récit mythique9 qui, en tant que tel, recèle une fonction étiologique, et parle de l’Homme, héritier moral et spirituel du patriarche.
- De la nécessaire destitution narcissique
Que dit Vayetsé sur le rapport de Jacob à la nuit ? Impulsion première, le titre, « Il sortit », délivre l’enseignement général de ce texte de formation. « Depuis l’aube de sa propre histoire, il [Jacob] est le patriarche de l’exil. Tandis qu’Abraham s’était arraché à la maison natale pour aller vers la Présence, son petit-fils – pourchassé, exilé de Canaan – semble parcourir le trajet inverse : il marche à rebours10. » Il quitte Beer-sheva « puits des bénédictions » pour Haran – à rapprocher de ‘Haron af, « la colère [de Dieu] ».
Ce périple géographique désigne un état de déplacement spirituel, celui des priorités. Dès la sortie de la ville, Jacob rencontre la nuit11, obstruction de la vérité, voire aliénation de son essence et de sa source. « Le Midrash nous montre le soleil baissant brusquement sur l’horizon à l’approche du voyageur. Préfiguration d’un trouble et d’un délaissement qui seront, après lui, le lot de sa postérité. […] Aussi longtemps que Jacob réside à Beer-Sheva, il est en lui-même, dit le Zohar, comme un soleil qui se lève. Mais en partant pour Haran, il devient soleil couchant. L’exil […] apparaît désormais comme une nuit de l’âme, un crépuscule de l’être qui s’attache à l’identité même12. »
Signe d’une volonté supérieure, ce crépuscule hâtif constitue la condition d’une nécessaire destitution narcissique pour accueillir la Révélation. « C’est Dieu lui-même qui a incliné la roue du soleil avant l’heure normale, parce qu’il voulait parler à notre père Jacob dans l’intimité13. »
Afin d’accéder au niveau d’YiSRa’eL, Jacob passe par un dessaisissement initiatique de trois ordres, soumis à l’efficience de la nuit. Dans un premier temps, l’éloignement de ses parents, puis la mise à l’abri de sa famille et de ses biens valident sa fragilisation sociale, poor lonesome cowboy devenu. Plus encore, la nuit consomme sa fragilisation en ce qu’elle occulte la vision, physique et intellectuelle, vecteur de maîtrise sur le monde. Dépossédé de l’exorbitant privilège du Spéculaire, il reste cependant à le priver de ses ressources spéculatives. Quoique désigné Ish tam (« homme simple »), Jacob n’est ni simple ni « blanc bleu » : c’est par la ruse qu’il a ravi à Esav son droit d’aînesse et les bénédictions d’Isaac leur père, générant une haine mortelle. Plus encore, à l’approche de son frère ennemi, dans un esprit d’apaisement14, diplomatie et stratégie militaire15 déployées sont des modèles. Or, si la stratégie est première dans la logique humaine16, elle est vouée à l’échec en ce qu’elle n’est que seconde dans l’économie de la Transcendance. « Dans une dimension plus théologique, c’est la solitude17 du personnage qui devient l’essentiel, comme toujours lorsque les récits exigent que le héros démontre ses ressources intérieures18. »
- Le rêve : du contrat de confiance à l’ordre de mission existentielle
« La nuit de l’exil est le milieu naturel d’un mode particulier de Révélation, d’une Parole onirique et intime, plus feutrée que les divulgations diurnes. Quelque promesse qui ne se délivre que dans l’ombre, au fond d’un sommeil chargé de signes19. » Cette dimension onirique est, au sens propre, porte-parole du Tout-Puissant20, qui délivre à Jacob un contrat de confiance autant qu’un ordre de mission existentielle : la dimension des combats et des exils à venir, autant que la posture du patriarche, engage ses héritiers spirituels. À chaque génération, la stature d’YiSRa’eL est comme la Terre, une promesse dispensée par le rêve et qui s’acquiert par le mérite.
À partir du vocable « rêve », l’hébreu invite à explorer cette perspective par l’interprétation de deux paronomases particulièrement signifiantes. La première pose la dimension morale et spirituelle inscrite dans le vocable halom (« rêve »). Cette figure induite par la permutation des lettres hébraïques et la double proximité phonétique/sémantique de halom et lehem (« subsistance ») consacre le rêve comme nourriture de l’âme et, en tant que tel, son essentialité. La seconde paronomase, entre halom et milhama (« guerre »), annonce le combat nocturne de Jacob, allégorie d’une guerre défensive, obligatoire et civilisationnelle. Dans l’obscurité de l’exil, sa révélation onirique dit les enjeux moraux et spirituels d’YiSRa’eL face à l’obscurantisme spirituel des empires.
Annonce allégorique des luttes de l’histoire juive, cette révélation n’est que le prolongement de la violence déjà présente dans le giron maternel (« les enfants se heurtaient dans son sein », Genèse 25, 22). Le combat nocturne de Jacob contre celui que le Zohar21 nomme l’ange d’Esav souscrit à l’interprétation de Maïmonide pour ce qui définit la guerre obligatoire (milhemet mitsva), « celle [qui a pour but] de sauver Israël des mains d’un ennemi qui l’attaque »22. Combattre Esav est de cet ordre, une responsabilité à l’échelle de la nation d’YiSRa’eL et qui ne relève pas de l’option. « La guerre n’est rien d’autre qu’un duel à une plus vaste échelle », écrit Clausewitz, transposant dans la modernité des conflits celui, biblique, de Jacob et de l’ange23.
- Mission impossible ?
« C’est la nuit que l’on perçoit mieux le son du cœur, le frémissement de l’anxiété,
le murmure de l’impossible et le silence du monde »
Fabrizio Caramagna
Métaphore de la nuit intérieure par absence de discernement, la peur du patriarche est le paradigme des peurs de tout soldat avant le combat. Or l’expression de sentiments dans un texte biblique, de surcroît à ce moment du récit, est chose qui interpelle suffisamment pour être signifiante. « Jacob fut fort effrayé et plein d’anxiété »24, révèle le texte, avant qu’il ne prie et livre combat. Convient-il, pour Jacob, YiSRa’eL en devenir, de connaître peur et angoisse ?
« Les patriarches et les matriarches sont un exemple pour les générations qui les suivent » enseignent les textes. Si face à l’inconnu la peur est légitime, c’est cependant au nom de cette responsabilité pour les générations à venir que cette peur honore Jacob. D’ordre altruiste, elle est portée par la conscience de l’exemplarité, motivée par la crainte d’avoir perdu la protection divine face à des comportements moraux peu louables. Les fautes commises montrent qu’il n’y a pas d’acquis éternel en termes de mérites, leur préservation relevant d’un combat intérieur permanent. Et cette peur d’enseigner qu’il revient à chacun d’inscrire dans une généalogie comportementale illustre, morale, spirituelle, militaire.
« Parfois, les plus grands ont le plus bas niveau de confiance en eux, car ils savent à quel point la responsabilité est immense et à quel point ils se sentent petits par rapport à elle », explique le grand rabbin Jonathan Sacks, citant le prophète Jonas fuyant de peur face à la grandeur de la mission confiée par Dieu. Comme lui, Jacob en a peur. « Je suis peu digne de toutes les faveurs et de toute la fidélité que tu as témoignées à ton serviteur »25 s’épanche-t-il avant la lutte. Envoyant une tempête pour l’un, un ange pour l’autre, le Tout-Puissant fait réaliser l’impossibilité de la fuite.
Le vrai héros est celui qui, par-delà sa peur, combat et va au bout de la mission qui le transcende. Le plus grand acte de courage est de lutter contre sa propre peur, danger premier pour nous et pour les autres, en ce qu’il occulte toute faculté de discernement. « Le courage ne signifie pas ne pas avoir peur. Il signifie avoir peur mais la surmonter. Si cela est vrai pour le courage physique, ça l’est également pour le courage moral et spirituel. Ressentir de la peur est tout à fait acceptable. Mais la laisser nous envahir ne l’est pas. Car Dieu a foi en nous, même si parfois les meilleurs n’ont pas foi en eux-mêmes26. »
Tel l’enfant devenu adulte quand il terrasse sa peur de l’obscurité, par ce combat de nuit Jacob naît alors véritablement à lui-même et au monde. L’aube d’une nouvelle stature s’est levée sur Jacob alors YiSRa’eL « car tu as jouté contre des puissances célestes et humaines et tu es resté fort27. » Parce qu’il a combattu (yeavek), il peut désormais symboliquement franchir la rivière Yabbok et aller au-delà de lui-même.
Par-delà la question du doute en la Protection divine, Jacob craint de tuer28 son « frère ennemi », enfreignant le commandement « j’ai mis devant toi le bien et le mal. Tu choisiras la vie ». Si Esav est mû par la vengeance, faisant fi de sa propre humanité, Jacob en revanche est effrayé à l’idée de perdre celle qui le constitue. Selon l’acception de Vladimir Propp, combattre de nuit est ici une « épreuve intérieure qualifiante ». Aller au bout de la mission et d’une « longue nuit de divorce avec soi-même »29, dans l’ambivalence de notre humanité, tel est le sceau de l’exemplarité des héritiers de Jacob.
- La prière du soir
« Il y a une fissure en toute chose. C’est ainsi qu’entre la lumière »
Léonard Cohen
Adressée dans la solitude et l’angoisse du soir précédant le combat, la prière de Jacob30 est l’ultime étape, décisive, de sa destitution narcissique. Effraction initiatique de son univers intérieur, son Verbe est celui de l’épanchement du cœur contrit face à l’épuisement des ressources intellectuelles. « Ceux qui implorent, l’Éternel les entend et il les délivre de tous leurs tourments31. » Dans un moment de doute absolu et de danger, sa prière appelle à une vérité qui repose sur la foi. Prier, c’est trouver dans l’obscurité de la nuit une double cardinalité, celle de la vérité et de la foi, affirmée dans le Chéma YiSRa’eL du soir par la formule Emet ve Emouna (« Vérité et Foi »). Jacob n’est-il pas berger, au sens propre et allégorique, celui d’un peuple et d’une humanité en quête de cardinalité ?
La prière du soir, instituée par le patriarche, est l’expression d’espérance absolue en ce que, selon le calendrier juif, elle inaugure le jour nouveau. « Nul ne s’approche du jour s’il ne se laisse transformer lui-même par les paroles qui, dans la nuit, l’appellent à se lever ou à se relever32. » C’est pourquoi elle deviendra celle de l’exilé priant en quête d’espoir, scellée dans le canon des prières impératives après la destruction du deuxième Temple, « capacité juive de transformer la faiblesse en force, l’adversité en avantage, les ténèbres en lumière »33. Parce qu’il convoqua la promesse divine dans sa prière du soir, Jacob devient YiSRa’eL, transférant ses qualités à une nation et à une terre. « La mémoire juive est espérance plus que nostalgie34. »
- La promesse de l’aube
« De temps en temps la chèvre de M. Seguin regardait les étoiles danser
dans le ciel clair et elle se disait : “Oh ! pourvu que je tienne jusqu’à l’aube”»
Alphonse Daudet (La chèvre de monsieur Seguin)
Le combat nocturne contre l’ange met en scène deux conceptions de la nuit, restituées par l’antagonisme des adversaires et leur appréhension de l’aube : Esav, mû par la rancœur, et Jacob, porté par la promesse divine35. Si, le regard tourné vers le ciel/Ciel, Jacob espère tenir jusqu’à l’aube, son adversaire en revanche redoute cette échéance36. De nouveau, une paronomase hébraïque – chahar (« aube »), tsahar (« clarté ») et chahor (« noir ») – nous éclaire : l’économie temporelle étant subordonnée à celle spirituelle du monde, le commencement du jour au soir qui le précède37, il existe une lumière intrinsèque à l’obscurité qu’il incombe à chacun de révéler. « Quand donc l’obscurité existe-t-elle ? Lorsque l’aube monte. Car à l’aube, la Lune s’en va, et avec elle les étoiles et les astres. […] Et c’est justement à ce moment-là que le Saint Béni soit-Il répond à l’appel du monde et fait monter l’aube du sein des ténèbres et illumine le monde38. »
Quel curieux combat à l’issue duquel il n’est nul réel vainqueur ni vaincu, où la seule exigence est celle d’une bénédiction d’un ennemi, sans nom ! Qu’importe. Ce qui définit l’adversaire en lieu et place du nom est sa posture morale, tel Jacob qui a « jouté contre des puissances célestes et humaines et [qui est] resté fort »39. Vaincre ses occultations spirituelles et morales afin que son ennemi le bénisse, c’est attester de son exemplarité et permettre l’accomplissement du verset « Dieu agrée-t-il les voies d’un homme, il lui concilie même la faveur de ses ennemis »40. Toute épreuve comprend une bénédiction révèlent, les textes. C’est en allant au bout de son humanité qu’à l’aube, dans l’obscurité de l’épreuve, point la bénédiction.
Si la solitude nocturne de Jacob fait écho à l’esseulement d’YiSRa’eL dans l’Histoire, tout héritier spirituel peut lire la trilogie d’Élie Wiesel comme palimpseste des épreuves nocturnes du patriarche. Parce qu’on a tous en nous quelque chose de Jacob, chaque victoire « suppose un prix à payer, une douloureuse mutilation, à la manière de la Lune que rien ne vient consoler. Du combat avec l’ange, Jacob sort vainqueur, mais blessé »41.
1Genèse 1,5.
2Après avoir ravi à son frère Esav son droit d’aînesse et les bénédictions d’Isaac leur père, Jacob quitte la maison de ses parents. Marquant un arrêt pour la nuit, il fait le « rêve de l’échelle » au sommet de laquelle Dieu se révèle : « Cette terre sur laquelle tu reposes, je te la donne à toi et à ta postérité. […] Oui, je suis avec toi ; je veillerai sur chacun de tes pas et je te ramènerai dans cette contrée, car je ne veux point t’abandonner avant d’avoir accompli
ce que je t’ai promis » (Genèse 28,10-32, 3).
3Fuyant son frère Esav désirant le tuer, Jacob, après l’échec d’une tentative d’apaisement, prend peur et prie. Dans la nuit surgit alors un homme avec lequel il combat et qui ne le laissera partir à l’aube qu’après l’avoir béni et avoir changé son nom, Jacob devenu YiSRa’eL (Genèse 32, 4-33).
4YiSRa’eL (lire Israël) : second nom de Jacob après la lutte avec l’ange (Genèse 32,29). Par transfert de nom, YiSRa’eL désigne aussi un peuple et une terre. Voir A. Abécassis, La Pensée juive. t. ii De l’éclat politique à l’éclat prophétique, Paris, Le Livre de poche, 1996.
5Ibid.
6Paris, Éditions de Minuit, 1958-1961-1962.
7https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_(Wiesel)
8D. Ménager, https://books.openedition.org/pupo/2489?lang=fr
9Dans Aspects du mythe, Mircea Eliade assigne au terme les limites suivantes : le mythe raconte une histoire sacrée ; il relate un événement qui a eu lieu dans le temps primordial, le temps fabuleux des « commencements ».
10B. Rojtman, « La nuit de Jacob », Pardès n° 53, 2013/1, pp. 65-74.
11Genèse 28,11 : « Il atteignit l’endroit et il y passa la nuit, parce que le soleil s’était couché. »
12B. Rojtman, op. cit.
13Ibid.
14« Vous parlerez ainsi à mon seigneur, à Ésaü : “Ainsi parle ton serviteur Jacob”. »
15Genèse 24 : « Puis il les [les siens] aida à traverser le torrent et fit passer ce qui lui appartenait. »
16« Je veux rasséréner son visage par le présent qui me devance et puis je regarderai son visage, peut-être deviendra-t-il bienveillant pour moi. »
17Genèse 32,25 : Jacob est déjà de l’autre côté de la rivière (‘Houlin 91a).
18D. Ménager, op. cit., cite Roland Barthes.
19B. Rojtman, op. cit.
20Nombres 12,6 : « S’il [Moïse] n’était que votre prophète, moi, Éternel, je me manifesterais à lui par une vision, c’est en songe que je m’entretiendrais avec lui. »
21Livre des Splendeurs, mystique juive.
22D. Banon, « Guerre imposée et guerre autorisée selon Maïmonide », Pardès n° 36, 2004/1.
23Genèse 25, 22-2 : « Deux nations sont dans ton ventre, deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles. Un de ces peuples sera plus fort que l’autre. »
24Genèse 32, 8.
25Genèse 32, 11.
26Grand rabbin Jonathan Sacks.
27Genèse 32, 29.
28Rachi sur Beréchith rabba 76, 2.
29B. Rojtman, op. cit.
30Genèse 32,8-10 : « Jacob fut fort effrayé et plein d’anxiété. […] Puis Jacob dit “Ô Divinité de mon père Abraham, Divinité d’Isaac mon père !”. »
31Psaume 34, 18.
32C. Chalier, La Nuit, le jour au diapason de la Création, Paris, Le Seuil, 2009, p. 20.
33Grand rabbin Jonathan Sacks.
34A. Abécassis, op. cit., p. 77.
35Vayichla’h « Pourtant, tu as dit : “Je te comblerai de faveurs et j’égalerai ta descendance au sable de la mer”. »
36Vayichla’h 25-27 : « Un homme lutta avec lui, jusqu’au lever de l’aube. […] Il dit : “Laisse-moi partir, car l’aube est venue”. »
37Genèse 1-2 ; 2,5 : « Il fut soir, il fut matin, jour un… jour deuxième… jour troisième… jusqu’au sixième. »
38Y. Yottam cite le Midrash Tehillim sur le psaume 21 (édition Salomon Buber), in « Nuit », Étincelles d’hébreu, Éditions Lichma.
39Berechit raba 78,4.
40Proverbes 16,7.
41B. Rojtman, Le Pardon à la Lune, Paris, Gallimard, 2001.
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